Vu sur
Midi Madagascar (article original ici)
COLLECTIF GTT. La diaspora malgache ne cherche que le retour à la légalité et le développement de Madagascar.
Une institution spéciale sur les droits de l’homme à installer
Constatant les divers cas de violation des droits de l’homme à Madagascar,
le Collectif GTT (Gasy Tia Tanindrazana) de la diaspora malagasy en
France ne cesse de réagir en organisant entre autres, une manifestation
devant le palais des Nations Unis à Genève lors de l’EPU Madagascar.
En effet, faire respecter le droit humain et la liberté individuelle
constitue une de nos missions, à part le retour à la légalité incarnée
par le Président élu Marc Ravalomanana, a évoqué Rajaonarivony Manu, le
porte parole du Collectif GTT. Une institution spéciale et indépendante
en charge du respect des droits de l’homme, ayant
le même statut que le BIANCO ou le SAMIFIN, doit être ainsi mise en
place, a-t-il proposé pour combattre toutes ces formes de violation qui
ont été dénoncées dans le cadre de l’examen de Madagascar par le
Conseil des Droits de l’homme.
Sanctions individuelles
Le Collectif GTT exige aussi l’ouverture d’une
enquête sur la tuerie du 7 février 2009, mais à une condition que la
justice soit impartiale et indépendante. Tous les actes de pillage, les
perquisitions et les arrestations durant la crise doivent faire
également l’objet d’une enquête judiciaire, a insisté Manu
Rajaonarivony. Mais la justice n’est qu’un moyen de répression
instrumentalisé par les tenants du pouvoir, a-t-il rajouté. Par contre,
cette institution spéciale sur les droits de l’homme aura le pouvoir de
dénoncer les cas de violation, de suivre les dossiers transmis à la
justice et aura même le droit de recours au niveau des instances
internationales. Les victimes pourront accéder à ses services au titre
du service public. Parlant de la reprise des accords de Maputo et
Addis-Abeba, le Collectif GTT évoque que leur application constitue la
seule solution viable pour instaurer la paix civile et la stabilité
politique à Madagascar. Des chronogrammes des actions doivent être
établis pour pouvoir organiser une élection présidentielle. Et des
sanctions individuelles seront infligées à ceux qui ne respectent pas
les engagements au lieu de punir toute la population, a conclu Manu
Rajaonarivony;
Navalona R.
PRECISION
: LE COLLECTIF GTT (GASY TIA TANINDRAZANA) N'ETAIT PAS L'ORGANISATEUR DE
LA MANIFESTATION DEVANT L'ONU LORS DE L'EPU SUR MADAGASCAR LE 15/02/2010 ET N'A PAS EMIS DE COMMUNIQUé A L'ISSUE DE CETTE REUNION.