The government of Andry Rajoelina in Madagascar is colluding with France to prevent the return of ousted president Marc Ravalomanana to the island, undermining the SADC Road Map agreed upon last year to return Madagascar to political and economic stability.
Last weekend SADC faced the most serious challenge to its authority and its ability to implement its decisions and impose its will on member states, following the near collapse of the Road Map process. ...
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Traduction libre :
Madagascar : Rajoelina s'accroche dur
(....) A Madagascar, les efforts de la SADC sont actuellement sapés par la France, anciens dirigeants coloniaux de l' Ile. Les pays de la troïka ont la preuve que Rajoelina travaille avec Paris, le chef d'état-Major de l'armée Ndriarijaona André, et le commandant de la gendarmerie Razafindrakoto (police), Bruno, afin de refuser le droit à Ravalomanana de retourner dans son pays.
Le 21 Janvier, le jour où Ravalomanana a tenté son retour donquichottesque, Andry Rajoelina a tenté de convaincre la SADC de retarder son arrivée pour trois mois.
Dans le même temps, la France a commencé son propre lobbying d'une manière intense auprès d'autres organisations internationales pour maintenir Ravalomanana hors du pays. Le but de ces retards semble être d'empêcher Ravalomanana - qui continue à disposer d' un important soutien populaire sur l'Ile - d'être à Madagascar où une élection a lieu selon les termes d'une transition convenue l'année dernière.
Les services de sécurité dans la région disent qu'ils sont au courant d'une stratégie en 6 points mis au point par Paris et Antananarivo pour empêcher Ravalomanana de revenir. Selon ces sources, M. Rajoelina, ses chefs de la sécurité et la France ont décidé de:
• Déployer des forces de sécurité fidèles à M. Rajoelina à l'intérieur de l'aéroport international d'Ivato à Antananarivo.
• Déployer des partisans de Rajoelina en dehors de l'aéroport pour provoquer et déstabiliser les supporters de Ravalomanana attendus à à l'aéroport pour l'accueillir et estimées à 100.000
• Faire des déclarations menaçant les partisans de Marc Ravalomanana d'arrestation.
• Menacer d'arrêter Ravalomanana à l'arrivée.
• Faire du lobbying auprès de la communauté internationale pour convaincre la SADC de ne pas permettre le retour de Ravalomanana .
• En dernier recours, émettre un avis à tous les navigants (NOTAM) pour refuser le droit d'atterrissage à toutes les compagnies aériennes. Ceci a effectivement fermé l'espace aérien du pays.
Anticipant une réaction défavorable de la SADC à ces manœuvres, Antananarivo a publié en hâte une déclaration le samedi justifiant ses actions. Dans ce document, le gouvernement Rajoelina a nié avoir donné l'ordre à la South African Airlink de faire demi-tour . Au lieu de cela, il a blâmé la décision du capitaine du vol, qui avait choisi , selon sa déclaration, de retourner à Johannesburg après avoir été informé que les autorités exécuteraient le mandat d'arrêt contre son passager fort célèbre.
Dans la déclaration, le gouvernement Rajoelina a menacé d'envoyer un "avion spécial" pour aller chercher Ravalomanana de retour de Johannesburg sur l'île pour assumer la justice. "Les actions afférentes à la présente seront immédiatement engagées avec le gouvernement sud-africain», selon sa déclaration.
Cette suggestion à elle seule - quoique impossible à actionner, car aucun accord d'extradition n'existe entre Pretoria et à Madagascar - a provoqué la fureur des responsables sud-africains à tel point qu'ils avaient téléphoné à Rajoelina le samedi soir, le mettant en garde d' «enflammer» la situation dans le pays.
Cette semaine, les pays de la troïka ont convoqué une réunion avec toutes les parties malgaches et ont souligné que la Feuille de route, en particulier le processus d'amnistie destiné à ouvrir la voie à des élections au plus tard cette année, devrait être accéléré afin d'éviter toute répétition des événements spectaculaires du week-end dernier, dans le futur.
(fin de la traduction)