Mouvance Ravalomanana

Les légalistes en deuil
La grande famille des parlementaires légalistes est en deuil. Un illustre fidèle au président Ravalomanana vient de rendre son âme. Il s’agit du député d’Anjozorobe, José Martial Ranaivo. Ce parlementaire s’est éteint à l’âge de quarante sept ans. Il laisse une veuve éplorée et deux orphelins.
 
Cursus sans faute
Au cours de son enfance, le député José Martial Ranaivo a effectué ses études à l’école Victoire Rasoamanarivo, au CEG Antanimena, au Lycée Jean Joseph Rabearivelo puis a terminé son cursus à l’université de Canada. Il a par la suite obtenu un BBA en Management, à l’université de Moncton, Canada.  Il a ensuite poursuivi ses études à l’IRTS la Réunion, puis à l’Université de Caen-France, avant de finir en Expert en politique Social Local, tout en étant un représentant du peuple d’Anjozorobe.
 
Attristé
De son vivant, le député José pour les intimes figure parmi les plus fidèles au Président. Sa maladie a commencé, quelques jours après le putsch militaire du 17 Mars. Le 22 Mars, il a été évacué d’urgence en Inde après avoir eu une attaque vasculaire. Il revient au pays, complètement rétabli au mois d’Août. Le député a tout de suite raffermi les différents mouvements des légalistes. Sa présence est marquée par son discours fervent, porteur d’espoir aux « zanak’i dada ». Le 18 Octobre dernier, il a fait une rechute pour s’éteindre cinq jours après et sept mois après son évacuation.
Ses frères d’armes sont venus ce jour enlever sa dépouille à la clinique d’Ankadifotsy, pour le ramener à son foyer familial.
 
Un autre député souffrant
Le député Raharinaivo Randrianantoandro a été évacué d’urgence à l’hôpital. Ce parlementaire a été écroué après l’épisode Vendredi 11 Septembre. Le 15 Septembre, après avoir été entendu à la brigade des recherches de la gendarmerie nationale de Fiadanana, il a été emprisonné. Ce leader du TIM, est accusé d’être parmi les instigateurs des troubles survenus dans la capitale le 11 Septembre dernier.
 
Convocation
Des leaders des légalistes ont reçu une autre convocation à la brigade des recherches de la gendarmerie. Parmi ces dirigeants, il y a les députés Fanja, Mémé et Zafilahy et le Révérend Andrianalijonh. L’affaire d’attentats à la bombe est l’objet de cette assignation.
 
 22 Octobre : Journée internationale de la sécurité
Pour les légalistes du Magro « il n’y a aucune sécurité au pays. Et c’est ce gouvernement de FAT même qui l’a voulu ». L'insécurité est partout : vols, viols, meurtres, ce sont les membres du FAT qui en donnent l'exemple, à l'instar des Alain Ramaroson, Charles et Lylison... de vrais pieds nickelés.
 
Solidarité
Mais, même si l’insécurité gagne du terrain, les pro Ravalomanana prouvent leur union. A l’initiative des femmes légalistes, une casse croute composée de pain et de banane a été distribuée ce jour. « Tsy hanin-kahavoky fa voninahitra ifanomezana » affirme un légaliste.
Une autre marque d’unité, les zanak’i dada ont observé une minute de silence pour la mémoire du député José Martial, et une cellule de prière a été effectué à l’endroit du député Raharinaivo Randrianatoandro.
 
Conseil d'Etat : juge et parti
Le conseil d’Etat se déclare incompétent, dans l’affaire qui oppose Rajoelina et Roindefo. Pourtant le commissaire général déclare que « les conditions apportées par les avocats de Roindefo, n’étaient pas assez suffisantes pour une quelconque annulation ». En termes claires, la requête de Zafitsimivalo est irrecevable. Rappelons qu’une journée avant ce verdict, Christine Razanamahasoa, "ministre" de la justice du FAT a tenu une déclaration, qui a influencé la décision du conseil. Ce discours a été pris pour une forme d’intimidation et d’avertissement, aux magistrats.

M.Ravalomanana est sans égal
"Les bailleurs de fond ont admis que personne n'égalera le président Ravalomanana dans la bonne gestion des affaires du pays". "Cette vérité absolue émane de la bouche de nos partenaires financiers", révèle le député Zafilahy lors de son intervention au Magro. "Aussi, il faudrait s'armer de patience". Ce député a une fois encore réitéré avertissements à l'endroit des français qui s'immiscent dans les affaires malgaches. "Nous sommes ouverts à toute collaboration, mais si vous vous occupez encore de nos problèmes, allez -vous en!" scande ce parlementaire.

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Écouter l'intervention du député Zafilahy

TELMA privatisé
La société de télécommunication TELMA sera vendue aux opérateurs. L’état Malagasy est encore l’actionnaire majoritaire au sein de cette entreprise. Cette révélation émane du discours de Raveloson Constant, lors de la manifestation des légalistes. « La signature du contrat de vente sera effectuée dans la soirée par Rajoelina en personne », affirme ce syndicaliste. Cette action aura des impacts négatifs au sein de notre pays. L’on notera ainsi l’augmentation du taux de chômage.  Compression de personnel oblige.

Libérez les prisonniers politiques
Les femmes légalistes reviennent au galop, après un silence suite à l’emprisonnement de leur leader Ihanta Randriamandranto. Actuellement, elles revendiquent la libération des prisonniers politiques dont le député Raharinaivo Andrianantoandro.

Les tabliers et kits scolaires de ‘’dada’’ dérangent
Ce n’est pas encore officiel mais des écoles primaires publiques du pays ont déjà reçu des consignes. « Le port des tabliers et l’utilisation des kits distribués lors du temps du président Ravalomanana, sont interdits ». Pourtant aucune solution n’a été avancée pour « les remplacer ». Ces kits et ces tenues ont énormément allégés les parents, très surpris par cette décision.

L’insécurité règne : les églises protestantes victimes
Depuis une semaine, deux églises protestantes de la FJKM, ont été victimes de cambriolage. Samedi dernier, le temple de la FJKM Mandrosoa Ambohijatovo ainsi que le foyer pastoral ont été attaqués par des malfrats armés. Ils ont volé des appareils électroménagers du pasteur, la somme de six cent mille Ariary puis le synthétiseur du temple en question. Les bandits sont revenus Mardi dernier. L’un d’eux ont été appréhendés et a été remis aux mains des forces de l’ordre. Lundi dernier, au tour de la FJKM Ambohimalaza Miray. Les voleurs ont procédé au même acte : cette fois-ci, une petite fille a été violée. Une autre église protestante reçoit également des menaces actuellement. Les observateurs pensent que ces vols ont été perpétrés afin d’intimider le Président Ravalomanana. Ces actions surviennent également au cours de la grande réunion des membres du bureau national de la FJKM, qui s’est achevée ce jour.

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Intervention audio de Constant Raveloson

Intervention audio du Sénateur de la Région Vatovavy Fitovinany

Intervention audio du Député de Besalampy

Intervention vidéo des représentants régionaux

« Mijoroa ary mihorena fa ny mino tsy maintsy tafita »
Niompana indrindra tamin’ny fankaherezana ireo mpiara-mitolona ny fotoam-pivavahana teo amin’ny kianjan’ny ara-dalàna androany tolakandro. Ilaina izany fanamafisam-pinoana izany mba tsy hampihena ny fanantenana eo amin’ireo mpitolona sy hampijoro azy ireo amin’ny fandresena ny “maizina”. Marihina fa isan’ny mampiavaka ity tolona hoamin’ny ara-dalàna ity ny fanakinana ny fiainam-pirenena amin’Andriamanitra noho ny finoan’izy ireo fa foin’Ilay Mpahary ho Nosy ny tanindrazantsika  ka Izy ihany no mahalala ny mahasoa ny vahoaka Malagasy. Isan’andro ary dia misy ny Fotoam-bavaka sy ny asa fandroahana devoly ataon’ireo Mpiandry mialoha ny fitondrana ny raharaham-pirenena eo amin’ny mpiara-mitolona. Tamin’ity faha-20 Oktobra ity dia tsotra ny hafatra hoan’ny “Légalistes” rehetra tao anaty toriteny : "mijoroa handresy ny maizina ary mihorena amin’ny Finoana fa ny mino tsy maintsy tafita".
 
Diégo n’a pas peur d’Alain Ramaroson
S’adressant à  Alain Ramaroson, Monsieur Issä , représentant de la Région DIANA, a été, on ne peu plus claire « On n’a pas peur de vous, Diégo n’a pas peur de vous. Vous n’êtes rien du  tout, alors pourquoi vous osez renier que les négociations se déroulent à Addis Abeba . Pourquoi vous dites que cette rencontre se déroulera encore à Genève. Peut-être que vous n’êtes pas à Madagascar ». A ce légaliste de Diégo Suarez d’affirmer que « les capacités de cet homme se limitent à abattre des civils innocents sans défense et à légitimer  des pillages  et il sera encore jugé pour cela. Laissez les connaisseurs faire leur travail car la Politique est loin d’être votre domaine ».
 
Catégorique
 William, représentant des jeunes pro-RAVALOMANANA , a été catégorique : « Il est formellement inacceptable que Andry TGV dirige ce pays parce qu' il n’a qu’une stricte minorité derrière lui cela veut dire que le vrai « VAHOAKA » est conscient des illégalités de son pouvoir ». A ce jeune, conscient de la crise actuelle de marteler: « seuls quelques Tanora Gasy Vendrana suivi de l’Antoko Vendrana Indrindra soutiennent ces putschistes. Le comble c'est qu'ils se démêlent entre eux. Alors d'après vous,qui vont les croire ? »
 
Communication plus ouverte
Depuis quelques jours, les manifestations  des légalistes commencent à faire tache d’huile dans l’Ile. Cela entraine un revirement de situation, surtout en ce qui concerne la communication.Les médias commencent à s'intéresser de plus en plus aux mouvements. A l'exemple de la chaîne audio visuelle nationale. En effet, après la diffusion des manifestations sur TVM samedi dernier, des journalistes au sein de cet organe ont été encore aperçus au Magro aujourd’hui. Ils ont été accueilli avec enthousiasme par les manifestants. Un autre exemple d'ouverture, député Yves Aimé a été l’invité de la Radio Don Bosco dans la soirée du 19 Octobre , ce qui a été chose impossible jusque là. 

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 « Na ny vato aza mila hiteny amin’ny ataon-dRajoelina »
 Solotenam-paritra maro no nandray fitenenana teo amin’ny Magro androany ho tohin’ny hetsika isaky ny Faritra izay natao tamin’ny Sabotsy lasa teo.
 Ny solotenan’ny Mahajanga dia nilaza mazava fa “Na ny vato aza ankehitriny dia efa mila hiteny noho ny ataon-dRajoelina sy ny forongony” “Soa ihany”,hoy izy, “fa misy lehilahy matahotra an-Andriamanitra mikatsaka ny mahasoa an’I Madagasiakara dia ny Filoha Marc RAVALOMANANA izany, ka momba antsika lalandava ilay Nahary manoloana ny fanjanahana vaovao tiana hapetraka eto”. Nolazainy ihany koa fa afa-baraka teto an-tanindrazana indray i Andry TGV taorian’ny nahazo azy tamin’ny famaranana ny AfroBasket Women ny Alahady teo.
 Ny avy any Antsiranana dia nanambara fa “Ankehitriny dia very fanahy mbola velona  i TGV toy ny valala manan’elatra fa tsy afaka manidina satria tompon’andraikitra tamin’ny fandrobàna sy ny fanimbàna hatramin’izay ary mbola tompon’andraikitra amin’ny gaboraraka mihatra amin’ny haren’ny Malagasy amin’izao fotoana izay"
 Ny solombavam-bahoakan’Ambatomainty ao amin’ny Faritra Melaky no namaky bantsilana ny lainga rehetra nataon’ity mpanongam-panjakana ity hatram’izay. Nampatsiahiviny fa “tsy mbola misy tetezamita eto amin’izao fotoana izao fa teteza-tapaka no misy eto satria tapaka avokoa ireo fanampiana rehetra tokony hoan’I Madagasikara. Noho izany Filohan’ny teteza-tapaka i TGV fa tsy filohan’ny tetezamita akory”

Les représentants régionaux  interpellent les Néo-colonialistes.
Suite aux manifestations régionales de samedi, plusieurs régions ont été représentées ce jour à la Place des légalistes entre autres ceux de Boeny, DIANA, Melaky,Sud-Ouest etc…
 Ces intervenants ont été unanimes sur un point : « Nous n’accepterons jamais qu’un putschiste dirige notre pays ». Ils ont affirmé que « les légalistes sont largement majoritaires, les manifestations de samedi dernier en  sont  les preuves irréfutables et renforcent  la confiance du peuple envers le Président RAVALOMANANA ». Par conséquent ces représentants régionaux mettent en garde les néo-colonialistes qui tentent de faire irruption dans le pays : « Notre Président est un croyant et Dieu ne laissera jamais tomber ceux qui luttent pour le bien de la Grande Ile »  « Si vous voulez travailler ensemble avec nous, vous êtes les bienvenus ; mais si vous tentez de nous coloniser à nouveau, nous n’accepterons jamais et lutterons de toutes nos forces ». Et au député d’Ambatomainty (Région Melaky) de poursuivre : « Nous poursuivrons la lutte de nos ancêtres car nous sommes les nouveaux MDRM : Manohana Daholo an’i RAVALOMANANA Marc »

Écouter ci-dessous l'intervention du Député d'Ambatomainty (Melaky).

Le Président Marc Ravalomanana a répondu aux questions de journalistes malgaches de plusieurs desks, lors d'une conférence de presse qu'il a accordée en direct d'Afrique du Sud.

Deuxième « ampamoaka »
Au tour du député Mémé ce jour de dénoncer les irrégularités et les illégalités du régime FAT. Certains médias pro-HAT ont affirmé que « Ravalomanana constituait le blocage au pays ». Dans sa réplique Yves Aimé a déclaré que « c’est Andry Rajoelina qui bloque la sortie de crise en s’entêtant à ne pas démissionner ».
 
TGV sans voix, sans voie
Pour Olivier Rakotovazaha, tous les chefs suprêmes qui ont dirigé le pays ont été élus par « voie démocratique donc par élection ». Et Rajoelina n’a reçu aucune voix puisqu’il ne « s’est pas présenté à aucune élection présidentielle. S’il veut être président qu’il attende les prochains suffrages » et qu'il attende surtout d'avoir l'âge de se présenter, invite-t-il.
 
Manif : des revendications nettes
Toutes les ex-provinces de Madagascar ont tenu ce jour une manifestation regroupant les partisans du camp Ravalomanana. Même si ces actions se sont déroulées dans différentes localités, comme Antananarivo, Antsirabe, Toamasina et Tuléar, les légalistes ont une revendication commune : « le départ  de TGV ». Le Président Ravalomanana est intervenu dans chaque mouvement. Il a réitéré à chaque fois que « le peuple malagasy ne doit être divisé pour de l’argent ». Pour le Président, « c’est la gabegie totale au pays ».

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Magro : l’heure de vérité sonne
Cela suffit, il n’est plus question de cacher au monde entier la vérité. Pourquoi ne pas faire éclater au grand jour les dessous de cette crise, pourquoi ne pas démontrer à nos amis étrangers le vrai visage de l’instigateur du coup d’état ? En finir une bonne fois pour toute, en ce qui concerne les traitres dans cette affaire.
 
Un pas de fait
Ce jour, c’est le sénateur d’Ihorombe qui ouvre le bal des "ampamaoka". « Vous voulez savoir qui est responsable de ces troubles ? » interroge ce parlementaire. « C’est Jacques Sylla » accuse-t-il faisant référence aux médiations échouées lors de l’époque le Hintsy. « C’est Sylla qui a empêché le Président Ravalomanana de venir au Hintsy, prétextant que les TGV étaient sur place» affirme ce sénateur. Poursuivant les fustigations envers le régime de FAT, au sénateur de clamer haut et fort que « voilà un pouvoir où il y a un premier ministre sans ministre, ou bien des ministres sans chef de gouvernement ». En effet, après la décision du conseil d’état «d’annuler la nomination de Mangalaza Eugène »  il y a actuellement deux premiers ministres, tous deux illégaux. Monja sans ses ministres car ces derniers ont annoncé «  ne plus recevoir aucun ordre de Monja » et ces ministres sans Mangalaza qui vient d’être rebouté par le conseil d’état. Le chaos total.
 
A nous la victoire
Bref, personne, excepté le Président  Ravalomanana, n’est en passe de faire revenir le calme au  pays. « Any amin’ny dada no lakile » clame les milliers de légalistes. Pour l’association Madagasikara Firaisan-kina, la victoire approche à grand pas. Le report de la date des rencontres, l’annulation du sommet de Genève, tous çà, prouvent que les légalistes de Dada vont à coup sûr gagner.
 
 Ambiance surchauffée
Les manifestations, elles, s’échauffent de plus en plus. Les artistes, les animateurs, les mpiandry, renforcent les animations ; pour soutenir Dada et les membres de la délégation Ravalomanana, et pour  se supporter mutuellement.
 
L’aide aux blessés et aux incarcérés
1.298.400 Ariary. C’est la somme totale du tolo-tànana, réuni pendant une semaine au Magro. Sur les cinquante quatre personnes blessées et incarcérées, quarante-sept d’entre eux ont reçu leur part. Cette ration équivaut à 25.000 Ariary par personne.

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Et de une !
Comme promis, la mouvance Ravalomanana ne participera pas à la réunion des  17, 18, 19 Octobre prochain. L’équipe conjointe de médiation n’a pas tenu compte des requêtes du Président Ravalomanana. En effet, ce dernier a demandé à ce que toute entrevue concernant Madagascar se tienne à Madagascar ou dans un pays africain. Mais les initiateurs de la rencontre se sont obstinés à l’organiser à Genève, Suisse, un pays européen. Le départ des trois mouvances, prévu cet après-midi a donc été annulé. La réunion des 4 mouvances se déroulera en terre africaine.

Magro intensifié
Cette déclaration a été acclamée par les légalistes. En effet, les « zanak’i dada » n’ont jamais accepté de négocier avec les putschistes. Ladite réunion veut dévier les revendications du peuple. Son objectif est de convaincre les chefs de file « à signer le communiqué final du 06 Octobre, émis par le GIC » donc «d’accepter la présidence de TGV ».
Les manifestations seront donc amplifiées, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Le peuple est actuellement en face de deux guerres « le néocolonialisme et la reconnaissance d’un illégal ». Samedi, Tuléar recevra au stade d’Andaboly les anti- HAT.  Des mouvements seront également agencés à Majunga, Manakara, Ambatondrazaka, Antsirabe et Toamasina.
Pour Antananarivo, les sensibilisations s’enchaînent. Commerçants, Opérateurs économiques, Transporteurs, Etudiants, Fonctionnaires, Mères de familles, tous sont conviés à la grande manif de ce Samedi.
Les interventions de ce jour ont été axées sur la décision de la mouvance Ravalomanana de ne pas participer à la prochaine réunion du GIC, ainsi que la dénonciation du rôle de la France dans cette crise.

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Que veut la France exactement?
Après le coup d’Etat du 17 Mars dernier, les partenaires financiers au développement ont effectué quelques changements concernant leur appui envers Madagascar. Certains d’entre eux ont maintenu leur assistance tout en « recadrant les modalités d’intervention ». D’autres ont « suspendu leur intervention non humanitaire ». Il y a ceux qui « ont poursuivi les projets mais se sont abstenus de tout nouveau financement ». Ces décisions ont été prises afin de respecter l’article 96 de l’accord de Cotonou signé en 2000 entre les ACP et l’UE. L’article « met en place une véritable procédure de sanction en cas de violation des droits de l’Homme et des principes démocratiques par un des pays signataires dudit accord. Des mesures appropriées peuvent être prises pour contraindre un pays signataire à respecter ses engagements. Ces sanctions sont appliquées si aucune solution acceptable n’est trouvée par les parties, après une série de consultations. La suspension est considérée comme un dernier recours ».
Mais d’après le document fourni par l’Equipe du Système des Nations Unies (tableau reproduit également ci-dessous), la France est le seul pays, à avoir poursuivi ses programmes de plus, elle a apporté de nouveaux appuis. A chacun son interprétation !

Ceux qui ont maintenu leur assistance en recadrant les modalités d'intervention (en passant par les ONG...)La plupart des organismes des Nations Unies ont maintenu leur appui au pays avec des ajustements dans la modalité d'approche (PAM, FAO, OIT, UNFPA, UNICEF, PNUD, UNESCO, ONUDI, OMS...).
La Suisse.
La Norvège.
Ceux qui ont suspendu leur intervention non humanitaireLa Banque Mondiale.
Les États-Unis. En dehors de l'arrêt de l'assistance non humanitaire et l'appui au foncier, les États-Unis pourraient également suspendre Madagascar du bénéfice de l'African Growth Opportunity Act (AGOA) si un gouvernement de consensus ne se met pas en place.
L'Union Européenne. Cette dernière devrait réétudier le dossier de Madagascar, à la lumière des Accords de Cotonou. Elle a également maintenu les Accords de Partenariat Économique (APE).
Ceux qui poursuivent les projets/programmes en cours mais s'abstiennent de tout nouveau financementLe FIDA.
La BAD.
L'Allemagne.
Le Japon.
Ceux qui poursuivent les projets/programmes en cours et apportent de nouveaux appuisLa France, tout en continuant le financement des projets en cas par cas.
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