Co-présidence de la Transition

Ry Vahoaka Malagasy, 

Manana ny fotoanany avokoa ny zava-drehetra. Tonga ankehitriny ny fotoana hanehoantsika ny fahavononana sy ny fitiavana ny Tanindrazana. 

Vavolombelona isika manoloana ny fahapotehan’ny toe-karena sy ny fiaraha-monina ary ny kolon-tsaina Malagasy. 

Tapaka ny AGOA, Malagasy maro no very asa sy sahirana. Tapaka ny famatsiam-bola FED faha-10, mitentina 630 tapitrisa Euros, izay miantoka ny ampahany betsaka ao amin’ny teti-bolam-pirenena. Vokatr’izany, foana avokoa ireo tetik’asa maro toy ny PSDR, FID, ny famatsiana an’ireo Tantsaha sy ny fanamboarana an’ireo fotodrafitrasa (lalana, sekoly, toeram-pitsaboana,…). 

Manoloana an’izany, tsy afaka hitazam-potsiny ny fahavoazan’ny firenentsika isika. Fantatsika ny ezaka nataon’ireo Ankolafy efatra (4) tamin’ny hamoahana an’i Madagasikara amin’ny krizy politika, tany Maputo sy Addis-Abeba. 

Ankehitriny anefa, dia tsapa fa niverin-dalana Atoa Andry Rajoelina, izay sahy nanendry samy irery Praiministra ary nanafoana ireo rafitra Tetezamita nifanarahana. 

Mahagaga ny zava-misy satria dia Atoa Rajoelina mihitsy no nangataka ny hanaovan’ny tsirairay sonia ny Satan’ny Soatoavina (Charte des Valeurs) ho fijoroana amin’ny teny nifanomezana. Neken’ny Ankolafy efatra izany. Ny fitsipahana ny tapaka tany Maputo I sy II ary Addis-Abeba dia : 

  • Mitory tsy fanajana ny teny nekena ary miampanga ny tenan’izay nivadika sahady ho olona tsy azo itokisana. Tsy zakantsika Malagasy izany hoe “mivadi-panekena” izany,
  • Fitiavana hitantana samirery amin’ny alalan’ny fanilihana ny Ankolafy hafa. Fihetsika miendrika jadona sy fanaram-pahefana izany.

Ry Vahoaka Malagasy : 

  • fahadisoana ve ny manaja ny teny nifanomezana ?
  • fahadisoana ve ny mamarana an’izao krizy politika izao ?
  • fahadisoana ve ny mitia an’ity Tanindrazana iombonana ity ?

Satria, ireo antony ireo no nahatonga anay natao sesin-tany ary mbola hanenjehana anay hatramin’izao. Mafy satria teo ny tsy fahasalamana, tao koa ny namoizana ny zanaka. Tsy kivy anefa isika. Ndao hiaraka hiaro ny fampiharana ny Satan’I Maputo sy ireo fifanekena niraisana. 

Koa manao antso aminao izahay, Ry Malagasy Mpiray Tanindrazana, zoky olona, tanora, foloalindahy, vonjeo ny Tanindrazantsika, ataontsika ahoana ny hijery ny loza manjo ny Firenentsika ? 

Rivo-baovao no tokony hitsoka eto amin’ity firenena ity : 

  • fanajana ny fahalalahana,
  • fanandratana ho avo ny tombontsoam-bahoaka,
  • fiaraha-mitantana satria “ny hevitry ny maro mahataka-davitra”.

Mirary soa ho an’ny Vahoaka Malagasy rehetra tsy vaky volo.

Fetison Rakoto Andrianirina

Filoha Mpiara-mitantana ny Tetezamita

Mes Chers Compatriotes, 

Il y a un temps pour tout, comme vous le savez. L’heure n’est ni à la polémique ni aux rancœurs. Par contre, les responsabilités doivent être établies. Elles doivent conduire à plus de dignité, à plus de sens patriotique, à plus de détermination pour le triomphe des Valeurs.

Aujourd’hui, il est temps de prouver une fois de plus que nous sommes prêts à servir notre chère patrie. 

Nous sommes témoin de la ruine qui guette notre économie, pour ne citer que les effets dévastateurs de la perte de l’AGOA et du 10ème FED,... Nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas réagir et de laisser Madagascar dans ce gouffre, surtout lorsque l’on sait tous que les quatre Mouvances se sont convenues d’une sortie de crise à l’image des accords de Maputo et de l’Acte Additionnel d’Addis-Abeba et que la Mouvance Rajoelina, unilatéralement, a décidé d’ignorer. 

L’ironie dans cette histoire, c’est que la Charte des Valeurs à l’intérieur de laquelle, il a été question de respect de la parole donnée, a été exigée par Andry Rajoelina lui-même. En effet, le respect de la parole donnée est une question d’honneur et de valeur ; ce qui nous engage à respecter scrupuleusement les accords de Maputo et de l’Acte Additionnel. 

Nous sommes désormais au point d’aboutissement de ce processus de sortie de crise. Comment peut-il en être autrement après un parcours aussi intense ? Comment peut-on sérieusement remettre en cause le chemin parcouru alors que nous devons tous en point de mire l’essentiel : 

  • Assurer l’opérationnalisation immédiate de toutes les Institutions de la Transition,
  • Ouvrir les travaux de révision de la Constitution,
  • Organiser dans la plus grande transparence les élections à venir et,
  • Ouvrir définitivement la voie à la IVème République de Madagascar.
 

Avons-nous tort de respecter notre parole ? Avons-nous tort de vouloir en finir avec cette crise ? Avons-nous tort d’aimer notre patrie ?  

On nous a exilés, certains d’entre nous en sont tombés malades, l’un de nous a perdu sa fille tandis qu’en face, Andry Rajoelina a nommé un Premier Ministre non consensuel et a dissout unilatéralement les Institutions qui doivent constituer la Transition Conventionnelle. 

Aussi, lançons-nous un appel solennel au Peuple Malagasy, des plus jeunes aux plus âgés, des soldats aux officiers généraux de l’Armée, de la Police et de la Gendarmerie, afin d’honorer notre patriotisme par une prise de conscience. Nous ne pouvons pas continuer à fermer les yeux sur les erreurs d’aujourd’hui qui deviendront nos regrets de demain. 

Nous rendons ici également hommage appuyé à tous nos partenaires, spécialement nos partenaires internationaux dont la SADC, l’Union Africaine et le GIC et particulièrement le Président Chissano de son rôle difficile mais efficace. 

Vive le Peuple Malagasy,

Vive Madagascar,

Vive l’amitié entre Madagascar et la Communauté des Nations. 

Fetison Rakoto Andrianirina

Co-Président de la Transition 

 

Le Président Fetsion Rakoto Andrianirina a donné une interview depuis Pretoria, capitale de l'Afrique du Sud. Il met les points sur les "i" concernant les accusations de "coup d'état" proférées par Rajoelina.
"Le seul coup d'état perpetré à Madagascar est celui du 17 mars 2009 fait par Rajoelina lui-même ! Depuis, il n'y a plus d'Etat à Madagascar, aucun pays de la communauté internationale n'a reconnu le Régime de la HAT de Rajoelina, donc on ne peut pas dire qu'il y ait un coup d'état sur un état qui n'existe pas !" C'est en ces termes que le Président Fetison Rakoto Andrianirina a balayé les élucubrations du putschiste Andry Rajoelina. La menace de la suspension de l'AGOA est une preuve que le régime putschiste de la HAT n'a aucune reconnaissance internationale, pire, il fait fuir les investisseurs.

Manoloana ny toe-draharaha eto amin'ny Firenena dia nanao fanambarana tao amin'ny Radio Fahazavàna ny Co-Président Fetison io hariva io. Izy moa dia isan'ireo delegasiona mbola tafajanona any Maputo noho ny hetraketraky ny HAT . Amin'izao fotoana izao dia fantatra fa misy ny didy fampisamborana hoan'ireo tompon'andraikitra ezahina atao sesi-tany tsy fidiny ireo.

NOTE POUR MESSIEURS LES MEMBRES DE L’EQUIPE CONJOINTE DE MEDIATION
SUR L’ETAT DES LIEUX RELATIFS A L’OPERATIONNALISATION DES ACCORDS
DE MAPUTO ET D’ADDIS-ABEBA 

Excellences, Messieurs,

Par le présent rapport, j’attire Votre haute attention sur la nécessité d’opérationnaliser les structures prévues dans le cadre des Accords de Maputo et de l’Acte Additionnel d’Addis-Abeba, et compte tenu de la situation précaire et difficile dans laquelle est plongée Madagascar, j’en appelle à votre appui et votre arbitrage pour La sortir rapidement de cette « crise ».

1.- Conseil Présidentiel

Depuis notre retour d’Addis-Abeba, le Conseil Présidentiel ne s’est réuni que trois fois dont deux fois pour la formation du Gouvernement et une fois pour un début d’étude du mode de fonctionnement du Conseil Présidentiel.

En effet, nous avons constaté une volonté manifeste de détourner le sens et l’esprit de l’acte additionnel d’Addis-Abeba de la part de Monsieur Andry Rajoelina et son équipe.

A cet égard, nous voudrions rappeler  le caractère conjoint de l'exercice de la Présidence de la Transition au sein du Conseil Présidentiel, impliquant en particulier une autorité commune et une coresponsabilité en matière décisionnelle. Ce qui n’est pas encore le cas jusqu’à présent ; cette compétence étant toujours confisquée par Monsieur Andry Rajoelina.

D’abord, sur le plan logistique, les deux Coprésidents ne disposent d’aucun moyen pour travailler, à l’exception de deux voitures : ni bureaux symbolisant l’Institution (Palais d’Etat), ni budget, ni sécurité etc …

Ensuite, toutes les décisions concernant la conduite des affaires de l’Etat sont prises unilatéralement par Monsieur Andry Rajoelina, à l’instar par exemple de la convocation récente d’un Conseil des Ministres Extraordinaire avec les anciens Ministres de la défunte Haute Autorité de la Transition et ce, malgré l’importance des points de l’ordre du jour : budget 2010 et dégâts cycloniques.

Les déplacements des Coprésidents dans les Régions ont été boycottés par les Autorités Locales sur instructions de Monsieur Andry Rajoelina et ses Ministres HAT ; ordre a été donné aux forces de l’ordre locales de ne pas assurer leur sécurité, traduisant manifestement la non-reconnaissance des fonctions et pouvoirs des Coprésidents par Monsieur Andry Rajoelina.

A nos yeux, la Présidence de la Transition est assurée par le Conseil Présidentiel au sein duquel tous types de décisions doivent-être pris pour assurer le caractère neutre, consensuel et inclusif de la Transition tel qu’édicte la Charte de Maputo.

Le titre de Président de la Transition est d’ordre purement protocolaire ne lui conférant aucune primauté ni autorité sur les deux Coprésidents lesquels font, avec le Président, partie intégrante du Conseil Présidentiel sans lien de subordination.

Dans les prises de décision, l’initiative appartient indifféremment aussi bien au Président qu’à l’un ou l’autre des deux Coprésidents.

Orientation de la politique gouvernementale dans tous les domaines sont à discuter en Conseil Présidentiel.

Enfin, la collégialité s’entend mêmes responsabilités, devoirs et obligations impliquant de facto et de jure égalité de droits et prérogatives.

2.- Gouvernement

Malgré nos appels solennels à l’endroit du Président de la Transition, le Gouvernement d’Union Nationale n’a pu être mis en place suite à la tergiversation et aux exigences non fondées de la Mouvance Rajoelina, dans la mesure où celles-ci remettent en cause même les décisions déjà adoptées à Addis-Abeba.

Les deux Coprésidents avec le Premier Ministre de consensus ont déjà proposé la formation partielle du Gouvernement d’Union Nationale, sur la base des consensus déjà acquis, sous réserve de l’abrogation des nominations des Ministres de la Haute Autorité de la Transition. La mouvance Rajoelina s’y était opposée fermement. A preuve, les Ministres nommés illégalement, car issus d’un Gouvernement illégal de la Haute Autorité de la Transition, continuent à représenter Madagascar dans toutes les instances nationales et internationales et ceci, en quête d’une reconnaissance de fait de la part de la Communauté Internationale. Le cas échéant, Monsieur Andry Rajoelina va s’enferrer dans sa position unilatéraliste pour la conduite des affaires de la Transition.

Une des solutions pour y arriver, consisterait à former- sans délai- le Gouvernement d’union nationale, « neutre », « consensuel », et « inclusif » qui respecte dans la lettre et dans l’esprit, aussi bien la Charte de la Transition signée à Maputo que l’Acte Additionnel d’Addis-Abeba qui la compléta.

Dans ce contexte, permettez-nous de souligner que la désignation officielle de  Monsieur Le Premier Ministre de Consensus a été le fruit de l’Acte Additionnel mentionné supra, et non celui du Décret nº 2009-1260. Cette nomination a fait l’objet de l’Article 9 dudit Acte Additionnel, lequel, permettons-nous de rappeler, a valeur constitutionnelle.

Il en va de même pour la clé de répartition des 31 portefeuilles ministériels, notamment au niveau de l’Article 10 dudit Acte, qui précise sans ambiguïté l’attribution mouvance par mouvance de certains ministères.

En vertu de ces textes de valeur constitutionnelle, et pour asseoir rapidement la Transition qui nous permettra de passer aux élections, il serait du rôle collectif du Président de la Transition, des deux Coprésidents et du Premier Ministre de consensus de veiller à la formation immédiate du Gouvernement de consensus.

Depuis le 06 novembre 2009 en effet, date à laquelle l’Acte Additionnel a été adopté, ce Gouvernement de consensus, à former, est le seul mandaté donc habilité à gouverner. Ce qui exige, a fortiori, que tous les « ministres » de la défunte Haute Autorité de la Transition, s’effacent « ipso facto ».

3.- Autres Institutions

Parallèlement au blocage de la formation du Gouvernement, la constitution des autres Institutions se trouve, elle aussi, paralysée :

-          Devant être nommé par la mouvance Rajoelina, le CST (Conseil Supérieur de la Transition) n’a jusqu’à présent pas son Président ; il y en va de même pour les membres au nombre de 65,

-          Malgré la désignation du Président du Congrès de la Transition et la passation en bonne et due forme avec l’Ancien Président de l’Assemblée Nationale, les membres de cette Institution ne sont pas encore nommés et constitués. Seuls ceux de la mouvance Ravalomanana sont connus en dépit des lettres envoyées aux différentes mouvances. Le lieu des réunions de cette Institution n’a pu être encore fixé alors que l’actuelle Chambre basse ne peut accueillir la totalité de ses membres,

-          Le Conseil National de Réconciliation, malgré la constitution de ces membres, y compris son Président, ne peut fonctionner faute de bureaux et moyens logistiques,

-          Le Conseil Economique et Social a été confié aux Sociétés Civile et Economique dont la formation est en bonne voie. Il importe de souligner que les Sociétés Civile et Economique ont sollicité la totalité des 72 postes le composant.

Nous sommes certains de votre assentiment sur ces principes, lesquels nous paraissent seuls de nature à créer un climat de confiance réciproque pour un exercice serein des hautes fonctions de la Transition.

Discours de Fetison Rakoto Andrianirina, co-président de la Transition, au nom des chefs d'institution de la transition : co-présidence, congrès de la transition et conseil national de réconciliation, ainsi que des trois mouvances Ravalomanana, Ratsiraka et Zafy.

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Un "conseil des ministres extraordinaire" dirigé par TGV et Emmanuel Rakotovahiny s'est tenu dans la soirée au palais d'Etat d'Iavoloha. Ce "conseil" a vu la participation des "ministres" putschistes et des "secrétaires généraux". Le co-président Fetison Rakoto Andrianirina n' a pas participé audit "conseil" et réagit en n'acceptant pas cette "décision" marquant encore l'unilatéralité de TGV. Le premier ministre de la Transition n'a pas, lui non plus, assisté à cette réunion.